Quel montant de l’apport pour un investissement locatif ?

Quel montant de l’apport pour un investissement locatif ?

Lors de la souscription d’un prêt pour un investissement locatif, les banques exigent que certaines conditions soient remplies. Ceci, en plus des documents nécessaires à la constitution du dossier de prêt, notamment l’apport personnel. Un apport est une somme d’argent destinée à couvrir le prêt et à rassurer la banque. Nous vous expliquons à combien s’élève l’apport pour un investissement locatif.

 

Apport pour un investissement locatif : de quoi s’agit-il ?

L’apport personnel correspond à la somme exprimée en pourcentage du montant total, qui doit être injecté pour compléter le prêt immobilier. Cet apport est la somme d’argent que vous devez posséder avant de pouvoir contracter un prêt pour que la banque soit soulagée sur une partie de votre investissement.

En général, un apport d’au moins 10% du montant total emprunté est exigé. Par exemple, si vous souscrivez un crédit pour un bien immobilier d’une valeur de 250 000 euros, vous devrez effectuer un apport minimum de 25 000 euros. Ces 10% sont la norme imposée par la plupart des banques. Inversement, vous pouvez donc calculer qu’avec un apport de 18 000 euros, vous pouvez emprunter sans risque 180 000 euros à la banque.

Toutefois, si vous demandez à une banque à combien s’élève le montant de l’apport nécessaire pour un investissement locatif, vous n’obtiendrez pas toujours une réponse de 10%. Selon l’établissement de crédit, si le marché de l’immobilier est solide, il exigera un apport de 10 à 20%. Si le marché est tendu et que les taux d’intérêt sont élevés, les banques peuvent exiger jusqu’à 40% du montant comme apport. Enfin, sachez que le montant idéal à débourser pour un investissement locatif est de 30%.

 

D’où peut venir l’apport pour un investissement locatif ?

Si les banques exigent parfois un apport pour un investissement locatif, il faut savoir ce qu’elles ne précisent pas d’où doit venir cet apport. Par conséquent, le montant de l’apport personnel peut provenir de diverses sources, notamment de votre épargne personnelle, de la revente d’actifs, des dons, etc.

Certaines conditions s’appliquent néanmoins à certaines sources, notamment les parts d’entreprise. Il faut savoir que les participations dans une société ne peuvent être débloquées à l’avance en raison de règles strictes. Toutefois, une exception est possible lorsqu’il s’agit de soutenir un projet d’acquisition d’une résidence principale. 

 

Peut-on souscrire un prêt immobilier sans apport personnel ?

À proprement parler, aucun apport personnel n’est nécessaire pour souscrire un prêt pour investissement locatif. Cela n’est pas exigé par la loi. Néanmoins, il est possible de négocier un emprunt sans apport avec les établissements de crédit.

Toutefois, pour ce faire, vous devez présenter un très bon dossier. Les établissements de crédit vont prêter une attention particulière à certains éléments, notamment la sécurité de votre emploi, vos revenus et votre situation financière. En d’autres termes, si vous n’avez pas d’acompte parce que vous menez un train de vie fastueux, vous risquez de voir votre demande refusée. À l’inverse, un contexte familial compliqué, une longue période de chômage ou une maladie ultérieure sont des arguments plus « légitimes ».

Toutefois, vous devez savoir que si vous n’avez pas d’apport personnel pour votre investissement locatif, le coût total du prêt immobilier augmentera. Ce qui signifie que le taux d’intérêt sera certainement plus élevé.

 

Conclusion

Pour les investissements locatifs, l’apport doit être suffisant pour couvrir les coûts supplémentaires. La raison en est simple. Si vous êtes en défaut de paiement et que le seul moyen de rembourser la banque est de vendre le bien, la banque veut être sûre à 100% de récupérer son prêt. En finançant les coûts supplémentaires, la banque court le risque de ne pas récupérer son argent. En France, il n’existe pas de montant minimum ou maximum d’apport personnel fixé par la loi. En théorie, il est possible d’apporter entre 0% et 99% du montant emprunté. Dans la pratique, toutefois, les banques exigent généralement que vous financiez au moins 10% de la transaction.